Scoliose mise au point

Mise au  point sur la scoliose

 
CRITERES ALD

Scoliose structurale évolutive (dont l’angle est égal ou supérieure à 25°) jusqu’à maturation rachidienne

La radiologie est essentielle au diagnostic, permettant de constater l’existence de la rotation, la mesure de l’angulation (l’angle est l’angulation intervertébrale de la courbure mesurée suivant la méthode de Cobb sur un cliché debout et de face), mais aussi la
détermination de la maturation osseuse (poignet, crêtes iliaques:
test de Risser).

Le but du traitement des scolioses est d’obtenir en fin de croissance un rachis aussi droit et équilibré que possible.
Le traitement est orthopédique (plâtres, corsets) ou chirurgical (arthrodèse vertébrale par instrumentation et greffe osseuse).

La seule kinésithérapie isolée ne peut pas être considérée comme le traitement de la scoliose: elle n’a aucune action sur l’évolution de la scoliose idiopathique.

Le début du traitement orthopédique est fonction de l’âge de l’enfant et surtout de l’angle de la scoliose mesuré radiologiquement. Ce traitement doit être poursuivi jusqu’en fin de croissance, moment habituel de l’arthrodèse vertébrale.
 

Les scolioses structurales évolutives dont l’angle est égal ou supérieur à 25° doivent être exonérées du ticket modérateur.

 

Dans certaines scolioses infantiles, manifestement évolutives, d’une angulation moindre, le traitement orthopédique peut être commencé précocement. Ces cas plus exceptionnels doivent également bénéficier de l’exonération du ticket modérateur.

PRESCRIRE n° 275 Sept 2006

 

Suivi d’une cohorte de 400 patients aux USA pendant > 50 ans

Angle de COBB > 30% en fin de croissance et scoliose dorso-lombaire = rsique aggravation

Angle de COBB < 30% en fin de croissance = aggravation rare, quelque soit le type de scoliose


NATIONAL GUIDELINES CLEARINGHOUSE

The U.S. Preventive Services Task Force (USPSTF) JUIN 2004

Revue de la littérature: 120 art. (dont 1 RCT)

L’ USPSTF se positionne contre le dépistage systématique de la scoliose idioopathique chez les adolescents asymptomatiques.

L’ USPSTF n’a pas trouvé dans la littérature de preuve que le dépistage systématique chez les adolescents asymptomatiques détecte les scolioses idiopathiques à un stade plus précoce que la détection hors dépistage.

 

La fidelité du principal test de dépistage (faire pencher en avant jambes tendues) pour dépister les scolioses idiopathiques est variable, et le suivi des adolescents dépistés est faible.

 

La plupart des scolioses dépistées systématiquement n’évolueront pas vers une forme cliniquement significative.

Les scolioses nécessitant des traitements aggressifs sont d’ailleurs le plus souvent détectées hors dépistage.

Seule une petite proportion des cas dépistés vont bénéficier d’améliorations de leur état de santé (douleurs..)

 

L’ USPSTF a trouvé de bonnes raisons de penser que le traitement d’adolescents porteurs de scolioses idiopathiques découvertes lors d’un dépistage aboutit plutot à des inconvenients, tels que port de corsets, suivi spécialisé inutile et effets psychologiques nefastes.

 

La conclusion de l’USPSTF est que le dépistage systématique de la scoliose idiopathique de l’adolescent comporte plus d’inconvenients que d’avantages.

Mais bien que le dépistage systématique ne soit pas recommandé, les médecins doivent etre préparés à évaluer une scoliose idiopathique s’ils la découvrent ou sur la demande des parents.

 

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